jeudi 15 octobre 2026
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
JURDI - Juristes pour le respect du droit international
Nous soutenir
NOUS REJOINDRE
  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
    • Le Bureau
    • Le conseil scientifique
    • Nos différents pôles
  • Nos actions
    • Tous
    • Contentieux internationaux
    • Contentieux internes
    Question-réponses sur l’assignation du gouvernement français devant le Conseil d’état pour son inaction face aux activités économiques dans le Territoire palestinien occupé

    Question-réponses sur l’assignation du gouvernement français devant le Conseil d’état pour son inaction face aux activités économiques dans le Territoire palestinien occupé

    Question-réponses sur l’assignation du gouvernement français devant le Conseil d’état pour son inaction face aux activités économiques dans le Territoire palestinien occupé

    La France poursuivie devant le Conseil d’État pour le soutien des entreprises à l’occupation israélienne

    La colonisation israélienne du Territoire palestinien occupé:  JURDI saisit le Bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale

    La colonisation israélienne du Territoire palestinien occupé: JURDI saisit le Bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale

    Propos faussement attribués à Francesca Albanese : JURDI saisit la Cour de Justice de la République des déclarations du ministre Jean-Noël Barrot –  Communiqué de presse de JURDI, 4 mars 2026.

    Propos faussement attribués à Francesca Albanese : JURDI saisit la Cour de Justice de la République des déclarations du ministre Jean-Noël Barrot – Communiqué de presse de JURDI, 4 mars 2026.

  • Nos publications
    • Tous
    • Plaidoyer
    • Recherches scientifiques
    Communiqué collectif: Appel urgent à l’action : les États doivent agir maintenant pour protéger la Cour Pénale Internationale des attaques illégales des États-Unis

    Communiqué collectif: Appel urgent à l’action : les États doivent agir maintenant pour protéger la Cour Pénale Internationale des attaques illégales des États-Unis

    JURDI salue l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay

    JURDI salue l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay

    Analyse juridique de la conduite d’Israël à Gaza conformément à la Convention pour la Prévention et la Répression du crime de génocide.

    Note sur la notion d’apologie du terrorisme appliquée aux propos tenus sur le conflit israélo-palestinien.

    L’association Juristes pour le Respect du Droit International (JURDI) alerte sur de nouveaux survols de l’espace aérien français par l’avion de B. Netanyahou et adresse un signalement à la Cour pénale internationale.

    L’association Juristes pour le Respect du Droit International (JURDI) alerte sur de nouveaux survols de l’espace aérien français par l’avion de B. Netanyahou et adresse un signalement à la Cour pénale internationale.

  • Agenda & Évènements
  • Ressources
    • Tous
    • Documents officiels de l'ONU
    • Jurisprudence européenne
    • Jurisprudence internationale
    • Rapport d'ONG

    The essence of childhood has been destroyed »: Israëls deliberate targeting of Palestinian children in the Occupied Palestinian Territory since 7 October 2023

    Un autre génocide derrière les murs

    Un autre génocide derrière les murs

    Criminalizing accountability: the US lawfare against the international justice system

    Criminalizing accountability: the US lawfare against the international justice system

    Torture and genocide

    Torture and genocide

  • Nous contacter
  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
    • Le Bureau
    • Le conseil scientifique
    • Nos différents pôles
  • Nos actions
    • Tous
    • Contentieux internationaux
    • Contentieux internes
    Question-réponses sur l’assignation du gouvernement français devant le Conseil d’état pour son inaction face aux activités économiques dans le Territoire palestinien occupé

    Question-réponses sur l’assignation du gouvernement français devant le Conseil d’état pour son inaction face aux activités économiques dans le Territoire palestinien occupé

    Question-réponses sur l’assignation du gouvernement français devant le Conseil d’état pour son inaction face aux activités économiques dans le Territoire palestinien occupé

    La France poursuivie devant le Conseil d’État pour le soutien des entreprises à l’occupation israélienne

    La colonisation israélienne du Territoire palestinien occupé:  JURDI saisit le Bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale

    La colonisation israélienne du Territoire palestinien occupé: JURDI saisit le Bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale

    Propos faussement attribués à Francesca Albanese : JURDI saisit la Cour de Justice de la République des déclarations du ministre Jean-Noël Barrot –  Communiqué de presse de JURDI, 4 mars 2026.

    Propos faussement attribués à Francesca Albanese : JURDI saisit la Cour de Justice de la République des déclarations du ministre Jean-Noël Barrot – Communiqué de presse de JURDI, 4 mars 2026.

  • Nos publications
    • Tous
    • Plaidoyer
    • Recherches scientifiques
    Communiqué collectif: Appel urgent à l’action : les États doivent agir maintenant pour protéger la Cour Pénale Internationale des attaques illégales des États-Unis

    Communiqué collectif: Appel urgent à l’action : les États doivent agir maintenant pour protéger la Cour Pénale Internationale des attaques illégales des États-Unis

    JURDI salue l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay

    JURDI salue l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay

    Analyse juridique de la conduite d’Israël à Gaza conformément à la Convention pour la Prévention et la Répression du crime de génocide.

    Note sur la notion d’apologie du terrorisme appliquée aux propos tenus sur le conflit israélo-palestinien.

    L’association Juristes pour le Respect du Droit International (JURDI) alerte sur de nouveaux survols de l’espace aérien français par l’avion de B. Netanyahou et adresse un signalement à la Cour pénale internationale.

    L’association Juristes pour le Respect du Droit International (JURDI) alerte sur de nouveaux survols de l’espace aérien français par l’avion de B. Netanyahou et adresse un signalement à la Cour pénale internationale.

  • Agenda & Évènements
  • Ressources
    • Tous
    • Documents officiels de l'ONU
    • Jurisprudence européenne
    • Jurisprudence internationale
    • Rapport d'ONG

    The essence of childhood has been destroyed »: Israëls deliberate targeting of Palestinian children in the Occupied Palestinian Territory since 7 October 2023

    Un autre génocide derrière les murs

    Un autre génocide derrière les murs

    Criminalizing accountability: the US lawfare against the international justice system

    Criminalizing accountability: the US lawfare against the international justice system

    Torture and genocide

    Torture and genocide

  • Nous contacter
Nous soutenir
NOUS REJOINDRE
JURDI - Juristes pour le respect du droit international
Don

La proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouelées de l’antisémitisme: une atteinte au libre débat juridique relatif au conflit israélo-palestinien.

12 janvier 2026
dans Communiqués de presse et prises de position, Dans les médias, Plaidoyer
Share on FacebookShare on Twitter

Par François Dubuisson, Professeur de droit international (ULB) et membre du Conseil scientifique de JURDI

La proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », déposée par Caroline Yadan et consorts[1] prévoit l’introduction dans l’arsenal pénal français d’une série de nouveaux délits, afin de réagir face à la recrudescence d’actes et de propos antisémites, observés depuis l’attaque menée par le Hamas en octobre 2023 et la guerre menée par Israël à Gaza. Les réformes envisagées par la proposition de loi soulèvent de multiples questions relatives au respect des exigences découlant de la liberté d’expression, du fait des nouvelles limitations importantes posées à l’exercice de ce droit. JURDI examinera dans la présente note les conséquences spécifiques de la proposition de loi sur la préservation du libre débat juridique relatif au conflit israélo-palestinien dans ses nombreuses dimensions.

Comme la Cour européenne des droits de l’homme l’a souligné dans son arrêt Baldassi c/ France, le « respect du droit international public par l’État d’Israël et […] la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés » constituent un « sujet d’intérêt général » qui s’inscrit « dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale »[2]. On se situe ainsi, selon la Cour, dans un domaine qui « ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression », sauf à constater l’existence d’« un appel à la violence, à la haine ou à l’intolérance »[3]. De ce point de vue, trois délits dont l’introduction est prévue par la proposition de loi suscitent de graves inquiétudes sur la préservation du libre débat relatif à l’application du droit international par Israël et risquent d’impacter directement le travail d’organisations de la société civile telles que JURDI.

1. L’extension de l’apologie du terrorisme à la qualification d’actes comme relevant d’une « légitime résistance » ou à la « relativisation » d’actes terroristes

La proposition de loi prévoit de sanctionner, d’une part, le fait de présenter des actes de terrorisme « comme une légitime résistance » et, d’autre part, « les propos qui ont pour objet ou pour effet de banaliser, de minorer ou de relativiser les actes de terrorisme », quand bien même ils ne portent pas sur ces actes un jugement favorable. Le champ potentiel de ces deux infractions serait considérable et aurait inévitablement des conséquences sur la faculté de tenir un légitime débat juridique sur les qualifications à appliquer à des actes de violence armée perpétrés par divers acteurs dans divers conflits, notamment au regard de l’Article 51 de la Charte des Nations Unies sur la légitime défense en cas d’agression armée. La question de la définition juridique du terrorisme est très controversée sur le plan international, davantage encore dans le cas de la lutte contre une « occupation étrangère » comme c’est le cas du conflit israélo-palestinien, et la réponse à donner ne saurait être que le fruit de raisonnements juridiques complexes sujets à discussion. Le fait également de savoir si l’État d’Israël est en droit d’utiliser la force au titre d’un « droit de légitime défense », de déterminer si ses agissements sont susceptibles d’être qualifiés de « terrorisme d’État » sont des problématiques délicates qui supposent un espace de débat doctrinal pleinement préservé. Toutes ces questions supposent nécessairement un processus de mise en contexte historique, politique, juridique qui ne saurait en aucune manière être entravé par le risque d’être perçue comme un mode de « relativisation » ou de « minoration » d’actes de terrorisme. De ce point de vue, les deux délits proposés, par leurs contours larges et flous constituent une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression.

2. La provocation à la destruction ou à la négation d’un État

Le contenu exact de ce nouveau délit de provocation à la destruction ou à la négation d’un État n’est guère explicité par la proposition de loi. La seule explication mentionnée est que « rien ne saurait justifier un appel à la destruction d’Israël ». L’appel à la destruction (violente) d’un État apparaît en toute hypothèse déjà couverte par divers délits existants (incitation à la violence, apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité,…), ce qui rend le nouveau délit largement inutile. Par contre, un délit de provocation, directe ou indirecte, à la « négation d’un État » serait tout à fait inédit, sans pour autant que sa substance n’ait été définie d’aucune manière dans l’exposé des motifs de la proposition. On se perd donc en conjectures pour déterminer quels types de propos précis seraient visés. Le fait qu’un État soit reconnu, ou non, par la France ne devrait pas entamer le droit des individus de tenir des débats à ce sujet, portant sur la pertinence d’une telle reconnaissance, sur la légitimité de la forme de gouvernement choisie par tel État, sur les conditions historiques de sa création… Dans le contexte spécifique du conflit israélo-palestinien, les discussions sur les différentes formules d’une solution – deux États, un seul État binational, une confédération… – qui pourrait aboutir à une modification substantielle de la forme juridique des États israélien et palestinien, relèvent d’un débat juridique et politique pleinement légitime qui ne peut être limité par une loi pénale.

3. L’extension du délit de contestation de la Shoah à la relativisation par comparaison, analogie ou rapprochement 

La proposition de loi prévoit encore d’étendre le délit de contestation de la Shoah à la « relativisation » par « comparaison, analogie ou rapprochement », avec pour objectif avoué de sanctionner « la comparaison de l’État d’Israël au régime nazi […] comme une banalisation outrancière de la Shoah » (exposé des motifs, p. 8). Le texte proposé est conçu de manière très large puisque toute comparaison, analogie ou rapprochement faits entre telle situation et le génocide commis par le régime nazi semble susceptible de tomber sous la qualification de « relativisation », alors que l’analyse historique ou juridique procède très régulièrement par comparaison – ce qui ne signifie pas équivalence – et par référence à des précédents, notamment jurisprudentiels. Comme on le sait, la question de la qualification en tant que génocide d’un ensemble d’actes commis par le gouvernement israélien envers la population palestinienne de Gaza se pose avec acuité et est largement débattue, notamment dans le cadre de l’affaire portée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de Justice, contre Israël. Il est à craindre que le texte proposé puisse être utilisé pour accuser ceux qui défendent l’application de la qualification de génocide à Israël de « relativiser » la Shoah par une forme de rapprochement effectué envers un État « perçu comme une collectivité juive », pour reprendre les termes de la définition IHRA de l’antisémitisme, auxquels l’exposé des motifs de la proposition de loi renvoie (exposé des motifs, p. 5). Ainsi, cette extension large du délit de contestation de la Shoah serait susceptible d’avoir des effets extrêmement négatifs à la fois sur la recherche scientifique de manière générale et sur le débat juridique relatif à la qualification des violations du droit international commises par les autorités israéliennes dans le cadre de la guerre de Gaza.

  1. Proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », présentée par Caroline Yadan et consorts, Assemblée nationale, 19 novembre 2024, n° 575. ↑
  2. CEDH, Baldassi et autres c. France, arrêt du 11 juin 2020, § 78. ↑
  3. Ibidem, § 79. ↑
Consulter le document complet
Article précédent

Comment les militants propalestiniens et des ONG ont investi le terrain judiciaire contre Israël

Article suivant

Analyse critique du « Conseil de la Paix », de sa composition et de son rôle par le Secrétaire Général de JURDI

TOUTES NOS PUBLICATIONS

PLAIDOYER

Communiqués de presse et Prises de position Lettres ouvertes et Interpellations institutionnelles Tribunes

RECHERCHES

Notes juridiques et Fiches thématiques Articles de membres

CONTENTIEUX

Contentieux internes Contentieux internationaux
Instagram Facebook LinkedIn X

JURDI – Juristes pour le respect du droit international

JURDI - Juristes pour le respect du droit international

NOS PAGES

  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Le bureau
  • Le conseil scientifique
  • Nos différents pôles
  • Nos publications
  • Nos actions
  • Ressources
  • Agenda & Événements
  • Nous soutenir
  • Nous contacter

NOS publications

Articles de membres Communiqués de presse et prises de position Contentieux internationaux Contentieux internes Documents officiels de l'ONU Juridictions administratives Juridictions judiciaires Jurisprudence européenne Jurisprudence internationale Lettres ouvertes et interpellations institutionnelles Notes juridiques et fiches thématiques Plaidoyer Rapport d'ONG Recherches scientifiques Ressources Tribunes

JURDI - Juristes pour le Respect du Droit International © 2026 copyright - Mentions légales

Content de te revoir!

OU

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié ?

Récupérez votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

Se connecter
Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
    • Le bureau
    • Le conseil scientifique
    • Nos différents pôles
  • Nos actions
    • Contentieux internes
      • Juridictions judiciaires
      • Juridictions administratives
    • Contentieux internationaux
  • Nos publications
    • Plaidoyer
      • Communiqués de presse et prises de position
      • Lettres ouvertes et interpellations institutionnelles
      • Tribunes
    • Recherches scientifiques
      • Notes juridiques et fiches thématiques
      • Articles de membres
  • Agenda & Évènements
  • Lexiques & Ressources
  • Nous soutenir
  • Nous rejoindre
  • Nous contacter

JURDI - Juristes pour le Respect du Droit International © 2026 copyright - Mentions légales

French
English